A Troyes/Champagne

PROPOSITION CONCERNANT LE 8 MARS 2022

Journée de l’Egalité…

Egalité : terme inséré entre la liberté et la fraternité

             : point de départ de multiples significations, à partir duquel rayonnent des « sens », que nous chercherons à définir avec …

Des publics : 16,18 ;18, 25. En direction de ces bénéficiaires encadrés dans un dispositif « garantie jeunes » allophone ou non.

  • Egalité de « traitement » : chacun, chaque, chacune pourra intégrer notre démarche depuis ce qu’il est, à cet instant.

Des jeunes femmes,… mais pas que. Sens large : journée internationale des Droits des femmes, qui n’est pas hors sol, mais « prise » dans des configurations sociales, économiques, culturelles, familiales.

Qu’est-ce qui « empêche » la femme, mais peut-être, d’autres, l’Autre ; corps appartenant aux genres quels qu’ils soient, mais toujours : humain.

  • Egalité de « condition » : chacun, chaque, chacune pourra s’inscrire dans notre démarche depuis ce qu’il tend à devenir, en ces lieux, référencés démocrates ou la citoyenneté a toute latitude pour s’exprimer.

 Afin de donner la possibilité de retrouver (découvrir ce sentiment d’égalité, cette aspiration ?, ce désir ?, nous nous proposons d’interroger ce qui entrave, ce qui retient, ce qui étouffe, ce qui oppresse, ce qui enchaîne, dans des schémas mentaux (transposés donc, ici), intériorisés. Et la dignité alors pourrait être retrouvée. Accession à une libération, une autonomie, par la remise en mouvement, hors de, vers…un agrandissement, une expansion, une augmentation… à travers le processus qui suit.

  • Aux bénéficiaires du dispositif, nous offrons un très large choix de liens, maillons, rubans, chaînettes, colliers, bracelets de toutes sortes, lacets…cordelettes, fils multicolores…câble électrique souple, liste non exhaustive ! A chacun, chacune de se représenter « arrêter », comme « statufié » (et la Covid, pandémie, à littéralement paralysé les mouvements, les élans – double, triple peine pour les plus fragiles). Membres emmêlés dans les nœuds choisis (les mains sont prises derrière le dos ? les lacets de baskets sont attachés ensemble ? un collier interminable, cadeau, enserre trop fort le cou ? une écharpe s’entortille, masque, bouche, nez, jusqu’aux yeux) mais nous accompagnerons et aiderons à tester, épreuve, ce qui correspond le mieux aux obstacles auxquels ils semblent se confronter.

Parallèlement, (les choix sont en train de se préciser), l’explication suivante est donnée : Un texte sera écrit ; chaque participant devient acteur de son propre devenir, fera affleurer fragment de sa propre histoire, ou de celle d’un parent, ou d’un lointain ancêtre ; ou d’une statue vue ailleurs esclave ? inaudible ? . Un premier récit , qui affiné, repris, ou troué (l’émotion « noue » la gorge), ou distancié (comme s’il était question d’autre) sera enregistré par l’auteur, autrice, ou proposé, décalé à un, une complice. Le but du jeu étant d’arrivé à l’état de délivrance – finale – liens tombés, défaits… ce que portera idéalement le texte, révélant ce qui fait force du citoyen, citoyenne. Ainsi, des singularités incarnées se font jour et se font entendre jusqu’au dénouement ultime. Statue délivrée par sa propre voix, intérieure rendue manifeste.

 Le jour J, nous entrerons dans une salle de « musée éphémère » (salle de spectacle des Arcades). Nous serons conduits par la conférencière comédienne et son assistant comédien entre les statues surélevées sur socle circulaire, situé dans chaque alvéole. Au centre deux groupes distincts (tables rectangulaires). Caché derrière le rideau de scène : un collectif.

Chacun, chacune pourra trouver une place.

  • Ceux qui le souhaiteront pourront être vus (découverts : les statues sont recouvertes d’une fine membrane blanche) ou entendues ; ou encore gardiens d’une paix collective ; gardiens de cet espace en faisant respecter les consignes,
  • par cordon protecteur (en tendant des périmètres autour des « Vivants », fragiles donc, ou gardiens du silence à faire pendant la visite)
  • par cordon sanitaire (consigne d’éloignement, on garde ces distances. On ne touche pas, ni se touche) définissant un double périmètre rassurant pour tous et toutes y compris les spectateurs-visiteurs.

La manifestation se clôturera par le rideau de scène ouvert sur un groupe ou certains certaines en délivreront d’autres… et l’on entendra une harmonie de toutes voix, étrangère, chantante, heureuse, aux accents inconnus.

L’Egalité : source inépuisable

Je te reconnais être humain

Nous nous reconnaissons

En sommes reconnaissants !
MISSION LOCALE DE TROYES  2022 – JOURNÉE DU 8 MARS INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES – 

BILAN 

main1– Des-équilibres de la situation, instable, des stagiaires, mais pas que…du rapport aux repères Autour : le vide dans lequel se jeter

Ils furent en suspens…

main2– puis, improbable renversement – incertains, soutenus, portés, habités, par on ne sait quelle musique intérieure

ceux qui ne s’appelaient  plus « bénéficiaires », malgré tout se risquèrent à produire.

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– en plein ciel, hissé sur des socles qui leur donnèrent sans doute, vertige et ivresse, tout entier, soulevés par les ailes longues de leur propre imaginaire

ils osèrent-

main3– leur nombre grandit

tendus vers on ne savait quel message essentiel à recueillir d’eux-mêmes, afin de nous les faire entendre, comme on ne les avait jamais reçu –

main5

– et ce fut, un autre jour – beau jour!

où chacun, chacune, ils apparurent dans la joie grave d’un passage à l’acte

d’un engagement tenu

d’une promesse muette,  tacite, réalisée

– oui chacun, chacune peut se libérer                   et se révéler tel, telle qu’en lui, qu’en elle-même en Autre – méconnu

-un instant suspendu                    suspendus                           jusqu’inspirés

jusqu’aspirés

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Décor pour « Les Cités Délivrées » grande salle de la Médiathèque J.Chirac à Troyes

 

 

 

 

 

MÉDIATHÈQUE DE L’ AGGLOMÉRATION TROYENNE : LES CITÉS DÉLIVRÉES

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Carte de communication distribuée au public « Le Soleil luit pour tous »

1 h 10 pour un itinéraire in-vitro à la rencontre des cités visibles et invisibles des bibliothèques qui composent la grande cité-médiathèque de l’Agglomération Troyenne

 1° PRÉSENTATION DE LA MÉDIATHÈQUE

La médiathèque en liberté

Ce qui caractérise le bâtiment des architectes Dominique Lyon et Pierre Du Besset est l’ouverture, la transparence et la fluidité des espaces.
La médiathèque de l’agglomération troyenne, nom désormais officiel – Jacques Chirac – va offrir au lecteur différents ensembles, mais toujours reliés par la transparence du verre.

Le hall d’accueil permet ainsi de saisir du regard successivement le kiosque, la façade vitrée de la Grande Salle réinterprétée, autour de laquelle s’enroule le parcours scénographié, les magasins patrimoniaux visibles, le grand escalier qui conduit aux espaces des adultes-lecture publique, le long déambulatoire, l’espace jeunesse appelé le “ paquebot ” et la salle d’exposition temporaire.

Ainsi s’exprime, au delà du seul plaisir de la contemplation esthétique, la volonté de la Médiathèque de l’agglomération troyenne de faire connaître au plus grand nombre son patrimoine et ses riches collections.

La bibliothèque de Troyes est l’une des plus riches de France, la deuxième après la Bibliothèque Nationale en ce qui concerne son fonds ancien, constitué de 4000 manuscrits du Moyen-Âge et d’imprimés (dont 700 livres publiés avant 1500 appelés incunables).

Fondée en 1651 par le chanoine Jacques Hennequin, elle est un des tout premiers exemples de bibliothèque publique destinée aux chercheurs et aux étudiants.
Constamment enrichie au cours des siècles, en particulier par les fonds nationalisés ou confisqués à la révolution (100 000 livres) et par d’importantes donations de bibliophiles et de collectionneurs (120 000 livres), la bibliothèque commençait à se sentir à l’étroit dans ses murs.

C’est en 1996 que la ville de Troyes prend la décision de construire une nouvelle bibliothèque qui doit bénéficier du statut de bibliothèque Municipale à Vocation Régionale, statut que l’état a créé par décret du 5 février 1993 pour favoriser l’essor des grandes bibliothèques publiques en France.

2° COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Projet artistique d’accompagnement à l’émergence et à l’appropriation par les citoyens de la région troyenne de la nouvelle “ Médiathèque de l’Agglomération ”, travail mené par la Compagnie du Théâtre de la Pierre Noire. “ L’ouverture de la Médiathèque représente un enjeu majeur de démocratisation culturelle, d’insertion et de mixité sociale pour la communauté de l’agglomération troyenne.Il importe de permettre à tous les publics de la communauté de s’approprier l’équipement, de s’enrichir au contact de ses collections, anciennes ou modernes et d’établir des passerelles entre professionnels et grand public ”.

Ce projet artistique se déploie selon trois axes complémentaires, la réalisation, par les professionnels de cartes de médiateurs qui approfondiront le sens d’une médiation à   visage humain. La création, lors d’ateliers hors les murs, de cartes sous la devise “ LE SOLEIL LUIT POUR TOUS ”, par les publics touchés, par les associations et structures partenaires du projet. L’accueil à la Médiathèque des bénéficiaires, munis de leur carte de visite, et emmenés par les médiateurs de l’ensemble de la médiathèque, au cours de la mise en scène “ Les Cités Délivrées ”.(Extrait du dossier d’instruction du contrat de ville 2000-2006).

Dans un premier temps, s’appuyant sur la mémoire historique de la ville, il existait à   Troyes ( première ville papetière de France et d’Europe du Nord ) une corporation de Cartiers, et donc renouant avec cette tradition de production de cartes ( de la carte à jouer d’hier à la carte à puce d’aujourd’hui ) , la Compagnie a mis en place des ateliers de fabrication de cartes de “ connexion ” – avec pour devise “ Le Soleil Luit Pour Tous ” -, et ce, depuis le mois de mars 2002.
À l’intérieur de la Médiathèque et des bibliothèques associées de Troyes et agglomération ( pour des bibliothécaires, médiateur ) et à  l’extérieur de la Médiathèque ( pour des entreprises, associations, institutions, groupes d’enfants et d’adultes ).

Ces cartes serviront aux premiers à se re-présenter au public rendu complice, en quelque sorte, à travers cet objet devenu signe d’identification de leur fonction… elles serviront aux publics à se laisser prendre chaleureusement en charge ; la carte devenant pour tous une carte de visite ( sorte de “ carte-pass ” pour le spectacle “ Les Cités Délivrées ”, crée à partir du thème : “ Villes visibles, Villes Invisibles ” d’Italo Calvino et “ Le Livre des Merveilles de Marco Polo ”, préfigurant ainsi, celle… d’inscription…

Ce spectacle, “ Les Cités Délivrées ”, d’une 1 h 10 est actuellement visible tous les samedis de 14 heures à 19 heures, du 12 octobre jusqu’au 28 décembre 2002. Il commencera par un parcours-guidé-interprété dans les différents espaces de la Médiathèque et les 30 dernières minutes se dérouleront confortablement installés dans la sublime incandescence de la grande salle renfermant les fonds patrimoniaux (60 m de longueur et 11 m de largeur) ; oscillant sans cesse, entre spectacle vivant (7 comédiens) et spectacle multimédia par la projection et la mise en jeu d’images infographiques en 3D (Marco Polo, la comédienne, entre et sort de l’écran rythmé par les ordres du Grand Khan), images projetées sur écran géant (6 m de haut et 11 m de large) au fond de cet immense vaisseau de livres !

3° PARTI PRIS DE LA CRÉATION

Ça commence avec la représentation de “ sa ” carte, sa propre carte, carte à proprement parler à jouer ( donnée, offerte, trouvée, distribuée, dans tous les lieux associatifs, professionnels, bibliothèques de l’agglomération troyenne, relais, écoles, collèges, lycées… ) carte blanche…de l’autre côté : “ Le soleil luit pour tous ”. Annonce…de la couleur !

Oui, le soleil dans cette médiathèque neuve, ouverte, soleil, soleil… ne sera l’apanage d’aucune classe…

Auront été dessinés, inscrits, tracés, toutes figures, tous signes, toutes expressions, signant l’identité du porteur de la carte…du spectateur.

( Or, tout comme la page blanche appelle, réclame le tracé, l’empreinte, ce dos de carte offre une liberté d’inscription : chaque carte peut être réalisée, individuellement, ou en ateliers suivis par les bibliothécaires et les médiateurs du livre qui sont les relais de l’opération ).

Elle devient carte de “ visite ”, carte personnelle, signe d’une première inscription dans ces cités à délivrer et dans l’espace…

Or qui veut délivrer les cités ?

Donnée à “ Félicité ”, cette comédienne en robe à plis sur-plis (on peut la “ lire ” de tous les côtés, dans tous les sens, et le livre qu’elle tient à la main, contient tous les livres) ; à sa main une bague en forme de tampon, cette carte nous vaudra en échange l’inscription à même notre peau… www. Inscrit-dans… com. Site ou Cité ?

Inscrite déjà, elle, dans la médiathèque, méga-cité, “ Vivacité ” , autre comédienne, rappeuse, tag vivant, mobile, sur tous les murs, vitres. Elle déplie la langue vivante à l’infini, l’envoie contre, la déroule, la libère, la propulse, la réverbère, jeux de mots, jeux d’échos. A deux voix donc, elles nous ouvriront le chemin, les bifurcations possibles, en nous pointant les surfaces, ( murs ? ) derrière lesquelles se donnent à lire des cités de livres. Murs de glace à travers lesquels un corps actionnant la fiction, celui de Marco Polo, explorateur, navigateur, apparaît et disparaît, laissant des traces à partir desquelles nous avançons…

Murs transparents… Palais de givre, sans porte ni fenêtre, habité par une dame de cœur qui nous enchante, “ Hâtez-vous de la suivre ” et la passerelle entre les deux mondes, le réel et le fictif est franchie, physiquement !
Nous enlevant par marches et contre-marches jusqu’à cette baie vitrée, cette vue panoramique sur la ville, ( passée, mise sur site ) au grand large sur la ville présente.

Site ponctué de commentaires, énoncé par une quatrième comédienne qui nous restitue par la vérification de la justesse de la présentation de son “ www.com ”, l’histoire des lieux et des livres confisqués à la Révolution de 1789 constitue un mur, visibilité de la partie cachée des fondations mêmes de cette médiathèque suspendue dans le vide.

C’est Marco Polo, plus rapide que la vitesse de la lumière, qui semble s’échapper de tous les reflets de l’architecture pour nous conduire jusqu’au cœur de cette méta-cité, jusqu’au noyau, au lieu originel, qui traversa intact les siècles, l’espace, ( l’hyper-espace ? ).

Là où celui à qui Marco Polo rend des comptes (des contes), le grand empereur Kublaï Khan, figure mythique de la mémoire et de ses trésors accumulées, attend d’être rebranché par un adepte de Ted Nelson lui-même, l’inventeur du terme “ hypertexte ”.

Marco Polo serait donc un être réel ? fictif ?, un personnage ?, un reflet ?, un alias ?, un “ avatar ” ? Et voici comment s’emmêlèrent les réalités, articulées les unes aux autres, toutes expressions écrites, sculptées, architecturées, dansées, théâtralisées, virtualisées, projetées sur écran géant fendu, ayant été convoquées, pour tisser, texter ces nouvelles écritures qui réconcilient ancien et nouveau monde, ancienne cité, neufs sites et actuelles cités : pour restituer dans cet espace public et collectif les savoirs, enfermés en tout support.

Car notre univers présent n’est-il pas continûment oscillant entre cette partie de nous mêmes qui est projetée dans le monde, prélevant du savoir, collectant des informations, enquêtant, faisant miel, explorant, lâchée physiquement, mentalement, à la rencontre de cette terra incognita ( “ Terre des mots écrits ” ) et ce point fixe immobile, mémoire molle que nous chargeons de toutes ces données ? Sauf que désormais le “ texte ”, qui reliait les mille et un points extérieurs à ce point aveugle en nous, là où “ ça ” crée, s’est redéployé par écran interposé en “ hypertexte ”, en méta-langage englobant espace corps voix image, émissions en tout genre… Ce sont ces allers et retours, ces mises en abymes, creusées, vertigineuses, dans la représentation de ce nouveau monde, que nous mettons en œuvre dans le corps aux mille et un reflets, de cette médiathèque.

Troyes le 3 septembre 2002 – Maryvonne Vénard/Antonio Iglesias

  • ——————————————————————————————————Création de Maryvonne Vénard pour la compagnie de la pierre noire. Spectacle labellisé par la mission du Centenaire de la Grande Guerre 14/18. Présenté pour la première fois à Troyes en Juin 2014. Centre de Documentation Pédagogique du département de l’Aube.
  • Lien film « Première classe 1914/1918 » : https://dai.ly/x2hz70i
  • « 1914… A CHOEUR PERDU »
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    Images du film- spectacle présenté à la chapelle du Sacré Coeur – abbaye St Martin es Aires à Troyes de juin à septembre 2015, intitulé 1914… A CHOEUR PERDU…  lien : https://youtu.be/UZWlgmSRoBc
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    Inauguration nouvelle aile Hôpital de Troyes 2914 Comédienne Isabelle Coiffier