Villetaneuse

 

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 « INTERVENTION A L’UNIVERSITE PARIS XIII JUIN 2019 »

ACTE CONSTITUANT : LE MUSEE EPHEMERE 8 MARS 2020

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

Alors que, grâce à une maïeutique continue, (tacts, contacts délicats et en prenant appui sur un poème de Kiki Dimoulà – poétesse grecque – intitulé Signe de Reconnaissance, et après fait écrire les participantes sur ce même thème…), nous avions pu présenter (et après une visite au musée Rodin commentée par une conférencière – thème : le corps de la femme dans la sculpture), en ce « musée éphémère », la libération à vue des femmes, ponctuant au Tremplin la Journée Internationale des Droits des Femmes (et les chaines, cordons, cordelettes, nœuds entrelacés d’interdits, défaits, tombaient sur socle) alors que s’opérait un changement performatif : de statue…à ce nouveau statut, acquis, manifeste, celui d’auteure de leur propre parole, singulière, poétique, et que déjà des « spectatrices » se proposaient, pour elles aussi, être de cette expérience, s’inscrivant dans le processus de projection visé, une confiscation soudaine, imparable, absolue, non négociable des corps fut décrétée. Ennemi inconnu, invisible, virus porteur de détresses, et pas seulement respiratoire…

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Musée éphémère

COMMEMORATION DU 17 OCTOBRE 1961  A VILLETANEUSE EN OCTOBRE 2020

Dans la grande salle de la mairie, contre le mur de rideaux laiteux, tergal translucide, très haut fut utilisé sur toute sa longueur comme paroi verticale onde molle, dissimulant à peine les corps des acteurs de la commémoration, eux-mêmes momentanément statufiés dans la même substance laiteuse, les rendant non pas invisibles, mais insoupçonnables.

A l’aplomb de cette paroi, au sol,  un fleuve de tissu noir le longe de bout en bout, flux obscurs au sol. Fleuve – Seine – fleuve – Styx – fleuve – Léthé – oubli.

Bande son : assourdie, la rumeur ininterrompue, entrechoquée de bribes de textes, qui se cousent les uns aux autres, de jadis à aujourd’hui, interrogatifs, sur ce moment sombre, le 17 octobre 1961.

17Maryvonne Vénard en pleine intervention lors d’une répétition

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Les habitants (dans la grande salle de la mairie le 17 octobre 2020) devenus acteurs de la manifestation de la commémoration du 17 octobre 61

SOUVENIR D’UN MASSACRE ET RETOUR SUR UN CONFLIT : le 17 Octobre 61 – Villetaneuse 2019

La commémoration officielle du 17 octobre 2019, était accompagnée cette année d’une performance théâtrale autour du texte de Nasser Kettane, « le sourire de Brahim » mis en scène par la compagnie La Pierre Noire, avec la participation d’habitantes de Villetaneuse. Ensuite, la projection du documentaire «Mon Algérie» était proposée au Tremplin suivie d’un débat en présence de l’Historien Alain Ruscio.

MEMOIRE 17 OCT 61

(Place du Partage à Villetaneuse en 2019 avec les habitant.e.s)

SOIREE 18 OCTOBRE 2019  (KWA du   PIJ-Mémoire 17 Octobre 61)

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SOIREE DU 23 NOVEMBRE 2019 AU TREMPLIN (LABO DU PIJ)

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SOIREE DU 31 JANVIER 2020 AU TREMPLIN (LABO DU PIJ -L’ENGAGEMENT-)

Premières ébauches…

Tracés préliminaires : à propos d’une ville. Villetaneuse, commune dont l’histoire (son développement économique, social, territorial, universitaire) s’est inventée, gagnée, de haute lutte, pugnacité jamais démentie, de combats en contacts, politiques, souvent gagnés, quelque fois perdus, ou négociés ; exemplaire dans ses stratégies collectives, toujours, force motrice, entrainant les habitants, habitantes, pris, engagés dans des processus de libération, d’émancipation (de conquêtes). Cette commune tient bon : fait front et face. Preuves à l’appui (urbaines, notamment, logements sociaux, espaces verts, structures municipales).

Invente des alliances, afin que les « conditions » de vie, conditions humaines soient améliorées, sans cesse. Au service de l’intérêt général. Plus value : une cohésion (des luttes soutenues), une cohérence de projet (comment aider ? ajouter un démultiplicateur culturel ?).

Broyés… : que ce soient les écorces de chêne, il y a très longtemps qui donnèrent le tan, de Ville-taneuse, rendant imputrescible (incorruptible !? les peaux, le cuir…
Que ce soit le gypse, devenant ainsi de pierre, plâtre, après passage au feu, extrait des carrières, premiers matériaux de constructions.
Que ce soit l’ardoise, en poudre, mêlée à de la gomme-laque, qui donnera matière, après pression, à ce nouveau support : le disque (les entreprises Nobel, Vogue)
…en-grandissant, depuis cette géographie singulière, et grâce à des techniciens pointues, la ville connut un rayonnement inter-national (les entreprises s’adaptent, produit des masques à gaz, pour allemands, français, américains, pendant la deuxième guerre mondiale, « made in Villetaneuse » ; les vinyles, gravés ici, font entendre neufs accords de jazz…au monde).

Et aujourd’hui, l’université. En son sein, des ingénieurs, réfléchissent, et plus encore, à la production de nouveaux plastics anti-rejet, pour les greffes. Des « poupards » en série à de nouveaux corps, sauvés.

Vocation internationale…de pôle d’excellence (la concurrence est rude). Mais la ville et son poids d’habitants « originaires » (on nommait ainsi les Alsaciens, puis les personnes venues d’une même région…aujourd’hui régions du monde) a souci de réparer, nous semble-t-il, les ruptures entre ces deux mouvements : centrifuge, qui s’ouvre sur l’extérieur, en grand, et centripète…qui pourrait avoir envie de se resserrer (de s’abstraire même) …se soustrayant, tant bien que mal aux pressions – entre autres financières, insoutenables.

Peut-être serait-il envisageable, de puiser dans le récit national ; ponctué de forts mouvements, collectifs, revendiquant, à des moments précis ; ébranlé par d’irrésistibles poussées. Le récit, irrigué par ces mille et un désirs de liberté… d’égalité… de fraternité, serait comme repris : où sont les nœuds, dans la trame ? qui se défirent ?…

Repérés : révolution française, abolition de l’esclavage, victoire contre l’occupation nazie, guerres d’indépendance de terres colonisées. Retrouvant des raisons de construire, donc d’espérer, d’espérer donc de construire : il faudra sans doute tourner et retourner dans tous les sens des matériaux historiques, pour la plupart inconnues ou déformés.

Notre Histoire est commune, faite de « progrès » arrachés à la force de bras de fer. Le dé-tachement de certains d’entre nous, pourrait mettre en jeu, dangereusement, notre démocratie.

Avant d’aller plus loin dans l’écriture, il nous faut écouter la première magistrate, et ses services, et ses conseillers, arpenter le territoire, ausculter la « piscine » ; interroger les archives municipales, connaître le tissu associatif et économique ; repérer des points d’ancrage, dans la faculté et inventer conjointement des « actes » marqueurs, de l’Histoire, des histoires de la commune, afin de donner le désire de vouloir des possibles, rarement acquis définitivement.
Plus urgent que jamais, à l’heure où des fascismes, des droites extrêmes, en-armées, en Europe et plus loin, mais aujourd’hui trop proche, resurgissent et hurlent à la mort de l’Autre, du Différent.

Les traductions artistiques, seraient proposées, dans un deuxième temps, et passées au crible, leur faisabilité.

PREMIERE SCENOGRAPHIE AU TREMPLIN 16 FEVRIER 2019

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DEUXIEME SCENOGRAPHIE AU TREMPLIN LE 25 JUIN 2019

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Pour la fête de la ville en 2019, mise en scène globale (intérieure et extérieure) du site dit le « Tremplin » (ancienne piscine de Villetaneuse, devenue en partie Espace de création artistique de par la volonté inébranlable de Mme le Maire)