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Lignes de Vie

Lignes… N°0 DÉCEMBRE 1943

INFO-JOURNAL DES LYCÉES ET COLLÈGES (ROMAINVILLE, LES LILAS, LE PRÉ ST GERVAIS et NOISY LE SEC)

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE MAI 1943

Représentants du CNRLa date du 27 mai a été la plus importante dans l'histoire de la Résistance, et aussi la plus périlleuse en raison de la qualité des participants tous recherchés par la police. Le C.N.R, ainsi crée ne fait pas disparaître l'identité des organisations qui le composent. Il les unit dans la diversité.

Voici quelques points des plus importants du programme du CNR élaboré en 1943 :

- L'Établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel;
- la pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression;
- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères;
- la liberté d'association, de réunion et de manifestation;
- le respect de la personne humaine;
- l'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi;
- le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et
- l’instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie;
- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État;
- la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier;
- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours.
La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l'instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

LA PROPAGANDE

Une Imprimerie Clandestine à ParisDès les premiers jours de l’occupation et de la prise de pouvoir par les fachos de la Révolution Nationale, nombre de nos concitoyens se sont lancés dans un combat contre l’occupant et leurs collabos. Les premiers actes de résistances ont été d’imprimer massivement des tracts et des journaux (lançant des appels à des manifestations, ou des commémorations) et ce, afin d’informer les français sur la réalité de la guerre et de l’occupation… et de les inciter à se battre…

LIGNES…

MANUEL DU PÊCHEUR EN EAU DOUCE
Conseils Pratiques pour la Pêche à la Ligne
COMMENT PÊCHER PAR TOUS LES TEMPS

Journal réalisé pour la mise en place de nouveaux prototypes de lignes…

Journal réalisé par des collégiens et des lycéens de Première et de Troisième des Collèges René Cassin de Noisy le Sec, Abbé Hoüel de Romainville, Marie Curie et Paul Robert des Lilas, Jean Jacques Rousseau du Pré St Gervais…

Au bout des lignes :
Théâtre de la Pierre Noire
www.pierrenoire.org
Tél: 0607965357

LIGNES DE VIE… N°0 DÉCEMBRE 2003

INFO-JOURNAL DES LYCÉES ET COLLÈGES (ROMAINVILLE, LES LILAS, LE PRÉ ST GERVAIS et NOISY LE SEC)

LES CASEMATES DE LA MORT

Le fort de Romainville en 2003Les nombreuses casemates se trouvent dans le fort de Romainville. Durant la deuxième guerre mondiale, les prisonnières et prisonniers y étaient enfermés et nombreux étaient ceux qui y mouraient.

À l'origine, les casemates étaient destinées à résister aux bombes et obus. Aujourd’hui, les archives de la Marine nationale et de l’air y sont conservées.

Nous entrons dans la casemate sombre, humide et sale. Chaque casemate peut communiquer avec les autres grâce à de petites ouvertures d’environ 1m30 de haut. Seule une petite fenêtre à barreaux éclaire. Des planches cassées craquent sous nos pieds, et les murs racontent encore la haine des prisonniers contre les nazis « Mort aux vaches » ; et des mots d’amour « Celle que j’aime pour la vie : Louise ». Heureusement, nous n'y sommes restés que quelques minutes, « enfin libres »!!!

UN FORT CACHÉ PAR L'AVENIR

Situé sur la cote lilasienne, le Fort de Romainville est militaire depuis sa construction en 1842. On l'appelle « Fort de Romainville » or il est sur la commune des Lilas au centre de la Cité de l'Avenir (groupement de tours d'environ 20 étages) caché par cette cité, il est accessible difficilement avec des murs d'environ 15m. Pour plus de sécurité il y a des fils barbelés. À l'entrée se trouve un parking, ses murailles longent la rue du 11 novembre 1918 (date de l'armistice avec l'allemagne lors de la 1ere guerre). On y trouve un drapeau français, et aussi deux plaques commémoratives où il est inscrit les événements de la deuxième guerre mondiale. Dominant par sa hauteur visible depuis toute la Seine St Denis, la tour TDF (Télé diffusion de France) se place (là où était l'ancien Mirador) sur l'endroit le plus haut des Lilas, son altitude est quasiment égale à celle de la tour Eiffel, le Fort n’incite pas particulièrement à sa visite. (Classe de 3° 6 du Collège J.J Rousseau Pré St Gervais)

LETTRE À ANDRÉ JOINEAU FUSILLÉ EN 1944

Je viens par cette première lettre, vous saluer pour la première fois. Je ne vous ai pas connu mais à travers le temps, votre souvenir m’a croisé. Je vis en 2004 et vous avez fini votre vie il y a longtemps, en 1944. De vous, je ne connais que les dernières émotions jetées sur le papier et quelques noms de votre famille. Elle m’est inconnue : hormis des traces d’encre, il ne reste aucun souvenirs de vos amis. Seul votre nom, même s’il représente un mort, a survécu dans de l’encre M. Joineau, soyez tranquille, être fusillé ne déshonore pas : votre entourage l’a sûrement compris.
Aujourd’hui, les résistants comme vous sont célébrés, décorés et remerciés pour le sang qu’ils ont versé. Sachez aussi que vous avez été exaucé : la guerre est finie depuis longtemps. Les deux puissances jadis ennemies marchent désormais main dans la main.
À la fin de la guerre, si la France à vaincu, il n’y a eu ni gagnant ni perdant, mais deux pays décimés
. Ils ont formé une grande chose : l’Union Européenne.
Il n’y a plus de sang versé par la guerre en Europe et ces pays se battent pour la paix dans le monde, soyez en certain.

Dans votre lettre, vous demandez justice pour les bons : Hitler est mort, la France Libre, Paris est de nouveau la capitale, les gens vivent, le pays est beau. Revenons à vous. Je vous vois dans une cellule, au moment où vous écrivez, en grande tristesse, effrayé, une feuille, de l’encre, entre des murs de pierre froide.

L’attente a dû être horrible, seul, entouré de Français, mais de l’autre côté de la porte.
Aujourd’hui, on les appelle les collaborateurs et on n’aime pas s’en souvenir.
Même si vous n’avez pas tout réalisé dans votre existence, j’espère que vous avez passé de bons moments dans votre France maintenant Libre. Et si vous n’avez pas pu saluer une dernière fois votre famille, je pense qu’ils vous ont rendu hommage ensemble, réunis dans le chagrin autour de votre souvenir. N’enviez pas le sort de votre compagnon libéré, car il n’a pas eu, comme vous, l’honneur de mourir pour la patrie.
Ne doutez pas non plus de votre frère, car je suis persuadée, comme vous qu’il a su résister comme vous le fîtes. Cependant, tous ces noms sont immortels, conservés dans votre lettre, et maintenant dans les mémoires de ceux qui vous liront. Les personnes qui vous sont chères elles aussi traversent les temps grâce à vous, à votre lettre.
Ne pensez pas à la douleur que cette lettre a donnée à vos proches, mais au bon souvenir que vous leur avez laissé, celui d’un homme se battant pour son pays. En tout, les « jours qui chantent sont revenus », le soleil de France n’est plus rouge, et votre famille a vécu heureuse à Salers, mais votre souvenir étreignant leurs cœurs. Je pense que le courage que vous leur avez demandé les a soutenus, pour vous exaucer.
Je n’ai plus rien à vous dire, sinon que j’admire votre courage et votre bravoure à mourir dignement. Merci pour votre témoignage et vive notre belle France.
(Une des nombreuses réponses à la dernière lettre de A. Joineau fusillé en 1944. Écrite par une élève de la classe de 3° du collège Marie Curie aux Lilas)

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